Le transfert de farine est un axe central de productivité dans la filière boulangerie-panification.

Source de pénibilité majeure, l'approvisionnement des lignes de production génère ports de charge et empoussièrement. Des solutions existent pour améliorer les conditions de travail des opérateurs et réduire les tâches de nettoyage.

Améliorer les conditions de travail sur une ligne de panification

Filiale du groupe Agromousquetaires (Intermarché), le Moulin de la Chaume, situé à La Voulte sur Rhône (07), souhaitait réduire la pénibilité de ses opérateurs lors du transfert de farine de fleurage.

Les matières premières sont stockées en sacs

La farine de fleurage est conditionnée en sacs de 25 kg.

La manutention manuelle des sacs est remplacée par un système de convoyage Transitube®

Afin de réduire la pénibilité, le Moulin de la Chaume a souhaité remplacer un dispositif de transfert manuel des sacs de 25 kg de farine de fleurage par un système de convoyage Transitube® (transport mécanique flexible).

La trémie, dans laquelle sont versées les matières premières, est située sur une passerelle à 4,5 m de hauteur.

Selon le responsable maintenance et travaux neufs :

«Les opérateurs devaient monter jusqu’à une dizaine de sacs par production. Il était nécessaire de limiter cette répétabilité tout en optimisant l’ergonomie du poste.»

Obtenez gratuitement notre guide du transfert des poudres.  Booster votre rentabilité

Poste de dessachage sécurisé et à hauteur d'homme

Une vis flexible de 5 m relie désormais un bac situé au niveau du sol, à la trémie existante. Le poste vide-sacs est doté d'une réserve qui assure la distribution en continu de la farine de fleurage sur les tapis.

« Ce tampon de 150 litres a été dimensionné de façon à tenir, en moyenne, une journée complète de production. Son remplissage s’effectue toujours en vidant manuellement les sacs mais dans des conditions de sécurité bien meilleures que par le passé. »

En outre, l’automatisation a permis d’associer le système de transfert de la farine au besoin en temps réel de la trémie de fleurage.  Une fois le bac rempli, la ligne tourne sans intervention humaine.

« Nous avons réduit les arrêts de lignes. »

Réduction du temps de nettoyage

Autre point positif, le transfert en circuit fermé, couplé à un capotage installé sur le bac, limite l’empoussièrement de l’atelier.

Le personnel de production est moins exposé aux inhalations de poussière. Les risques de chute sur sol glissant sont amoindris.

Enfin, en réduisant la dispersion de farine dans l'atelier, les opérateurs sont moins accaparés par le nettoyage de l'atelier. Le bénéfice est double :

  • Suppression des tâches répétitives peu valorisantes ;
  • Concentration sur les tâches productives et qualitatives.

Les projets de réduction de la pénibilité dans les ateliers agroalimentaires rejaillissent sur l'implication des équipes. Faute de s'intéresser aux conditions de travail, les industriels de l'agroalimentaire risquent la fuite des talents, la dégradation de l'ambiance sociale et mécaniquement la baisse de la productivité.

>>Lire aussi l'article consacré à au réseau de farine de fleurage de La Parisienne de Baguettes.